1/3 - La réussite d’une ambition énergétique par trois leviers


Nombre d’entreprises sont désormais impliquées dans une démarche éco-responsable. Réduire sa consommation d’énergie, ses émissions de gaz à effet de serre ou encore sa consommation d’eau font partie des objectifs d’entreprise et même d’Etats. Annoncer une neutralité carbone à horizon 2050 est facile à dire, mais dans les faits, c’est bien plus complexe à mettre en œuvre.

Des leviers indispensables pour des résultats concrets

Pour réussir une ambition énergétique, des leviers sont vus comme indispensables pour atteindre la performance souhaitée. Ils sont simples et clairs, à eux seuls ils permettent d’atteindre des résultats efficaces. Ces leviers se décomposent en trois parties :

  1. Le levier Exploitation

  2. Le levier Investissement

  3. Le levier Management


Ils sont complémentaires, voire indépendants. Cependant, une chose est sûre, si l’un de ces leviers est manquant alors la réussite énergétique ne sera pas au rendez-vous. Nous pouvons même aller plus loin en affirmant qu’un levier non exploité correctement peut être contre-productif pour l’atteinte des objectifs. Ces trois leviers méritent donc d’être déployés avec la même dynamique au sein d’un organisme.

Le levier Exploitation

Les organisations pourraient entreprendre tous les investissements possibles et imaginables pour réduire son empreinte environnementale ou sa facture énergétique, mais si l’exploitation des systèmes déployés n’est pas assurée alors cela nuirait fortement à la performance attendue. Le levier d’exploitation consiste en une approche quasi-quotidienne du suivi de la performance. Visualiser, maîtriser puis optimiser sont les maîtres mots du levier d’exploitation. Un nouveau système ou un nouveau bâtiment n’est performant que par sa bonne maîtrise au quotidien. Un exemple concret pour illustrer ces propos. Une entreprise remplace l’éclairage d’un entrepôt jugé très énergivore. Profitant d’une rupture technologique dans le milieu de l’éclairage, le maître d’ouvrage fait installer des éclairages LED. Sur le papier, l’investissement est rentable, les économies sont réelles. La facture liée au poste éclairage de la logistique est quasiment divisée par 4. Et pourtant, lorsque l’Energy Manager analyse les consommations énergétiques, il apparaît que l’éclairage est allumé en permanence. Dans une entreprise ne pratiquant pas le 3x8, c’est plutôt étonnant. Investir des sommes conséquentes sur un matériel mais négliger des optimisations de régulation de l’éclairage (détection de présence ou de luminosité naturelle pour ce cas précis) ou des actions de sensibilisation des utilisateurs à l’usage de l’éclairage sont dommageables dans une perspective d’atteinte des performances ambitieuses. C’est là toute la valeur ajoutée de l’Energy Manager à travers le levier Exploitation. Il assure et garantit la performance optimale des installations de l’Entreprise. Bien entendu, pour parvenir à maîtriser les dépenses énergétiques ou environnementales, cela demande des moyens de mesure comme des capteurs ou des compteurs communicants pour un monitoring efficace. Mais cela demande aussi des moyens de communication pour diffuser ses messages d’optimisation. En somme, l’Energy Manager est le « docteur énergie » de l’entreprise, il constate les anomalies, propose des solutions et vérifie l’efficacité des actions. Il s’assure que le patient Energie est au maximum de ses capacités.

Cette mission peut être portée par une personne compétente ou une équipe pluridisciplinaire en interne de l’entreprise. Bien souvent, il s’agit d’une prestation externe à l’entreprise. Les sujets environnementaux demandent une expertise très forte dans différents domaines. Trop d’entreprises ont recours uniquement à un Contrat de Performance Energétique (CPE) réalisé par le maintenancier des installations CVC (Chauffage Ventilation Climatisation). Ces contrats efficaces sur ces installations permettent de rétribuer le maintenancier sur les économies d’énergie qu’il génère à l’entreprise. C’est donc un schéma gagnant-gagnant entre le maintenancier et l’entreprise son donneur d’ordres. Néanmoins, ces prestations sont trop souvent cantonnées aux installations CVC de l’entreprise. C’est oublier que ce n’est pas le bâtiment qui consomme mais plutôt ses occupants et ses procédés. Les performances des machines (process ou bureautique par exemple), la sensibilisation du personnel ou encore l’organisation d’une entreprise sont des éléments décisifs dans une ambition énergétique qu’un CPE ne peut assurer seul. Un CPE à lui seul ne suffit pas pour garantir la performance environnementale quotidienne de l’entreprise. La présence d’un Responsable de l’Energie au sein de l’entreprise est bien souvent une solution efficace pour assurer une maîtrise complète des flux environnementaux de l’entreprise. C’est pourquoi, ce docteur de l’énergie peut vous orienter dans les deux autres leviers indispensables à la réussite d’une ambition énergétique.


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